CONNAISSANCES BÉNÉFIQUES « ET LE MAGICIEN NE RÉUSSIT PAS! »Par son Eminence, le cheikh Dr Abd Ar-Razzêq El Badr

Écrit par faouzi. Publié dans Croyance

Voilà dix connaissances bénéfiques [fawê’id] extraites de Sa Parole –Majestueux et Très Haut soit-Il- ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ Tâha, V. 69.

La première : c’est que le magicien, tel qu’Allâh -Béni et Très-Haut- a informé ne réussit jamais. Et il convient que nous sachions qu’el falêh (la réussite) signifie l’acquisition du bien d’ici et celui de l’au-delà. Ainsi, le fait qu’Allâh ait interdit cette réussite au magicien, est une interdiction faite au magicien d’acquérir le bien dans sa vie présente et sa vie future. Le magicien est alors perdant ici-bas et dans l’au-delà.

La deuxième : c’est que la magie ne consiste pas en une seule méthode. Mais elle constitue plutôt plusieurs méthodes et diverses écoles et présente des types variés. Dans ce contexte, Allâh -Majesté à Lui et Très-Haut soit-Il- a dit ﴾où qu’il soit﴿, c’est-à-dire : quelle que soient sa méthode, son style et son école dans la magie. Celle-ci, quelle que soit sa méthode, son style et son type, la fin et la destinée de son auteur est de ne jamais réussir, ni dans sa vie d’ici-bas et ni dans celle de l’au-delà.

La troisième : c’est que puisque le sort du magicien est tel qu’Allâh a informé, qu’il ne réussit pas où qu’il soit ; de même, celui qui va chez lui pour rechercher un intérêt, un avantage ou un bienfait de sa part ne réussira pas, et ce de façon primordiale

La quatrième : l’invalidité de la nouchra qui est le fait d’annuler une magie par une autre. En effet, il est parvenu dans un hadith authentique que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a été une fois interrogé au sujet de la nouchra et avait répondu en disant : « Elle fait partie de l’œuvre du diable ». Ainsi, annuler l’effet d’une sorcellerie par une autre pareille qu’elle est une chose non autorisée. Il est donc illicite au musulman d’aller voir un magicien, même si son objectif de cette visite est de faire cesser l’effet d’une sorcellerie qui l’a atteint. Ceci est partie intégrante de la généralité de Sa Parole -Béni et Très-Haut- ﴾où qu’il soit﴿. Aucune réussite ne peut absolument être acquise de sa part, même si cette dernière consiste à annuler une magie.

La cinquième : c’est que le magicien, quand on aura su qu’il ne réussit pas, c’est-à-dire qu’il n’obtient aucun bien ni ici-bas et ni à l’au-delà, celui qui se rend chez lui, même si son but est de faire cesser une magie, aura également comme conséquence celle du magicien qui est la perte et la non-réussite. C’est pourquoi les magiciens, quand une personne se rend chez eux et même si son désir est d’annuler une sorcellerie qui l’a touchée, ces magiciens ne le soignent que par le fait de se rapprocher des diables. Il arrive ainsi qu’ils traitent une maladie qui n’est pas grave ayant atteint un individu mais en le faisant tomber dans une énorme calamité qui est la mécréance (el koufr) envers Allâh et l’Association (ach-chirk), ainsi que de s’attacher aux diables et de s’en rapprocher et ainsi de suite.

La sixième : c’est que ce verset fortifie la confiance en Allâh -Exalté et Très Haut- dans le cœur du croyant. Car, Allâh -Puissance et Majesté à Lui- a informé que le magicien ne réussit point et Il a dit -Exalté soit-Il- ﴾Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allâh.﴿ El Baqara (La Vache), V. 102. Donc cela renforce la confiance que l’homme place en Allâh -Exalté et Très-Haut soit-Il-, et l’amène à ne pas tourner son cœur vers les magiciens et leurs complices par peur d’eux ou autre. Bien au contraire, il sera plutôt sûr de son Seigneur et confiant en son Maître -Majestueux et Très-Haut soit-Il-. Sa foi et sa confiance en Allâh accroitront et il ne place cette dernière qu’en Lui seul -qu’Il soit Béni et Très-Haut-. Ceci en ayant la foi que rien ne peut lui nuire si ce n’est par la permission d’Allâh -Béni et Très-Haut- ; c’est auprès de Lui qu’il se réfugie ; c’est en Lui seul qu’il met sa confiance, et c’est à Lui uniquement qu’il demande assistance.

La septième : C’est que la réussite et l’ascension ne sont accordées que pour les gens de foi. Dans ce même rapport il est déjà fait précédemment allusion au dire des magiciens ﴾Et celui qui aura le dessus aujourd’hui aura réussi.﴿ Tâha, V. 64, ainsi Allâh a refusé que la réussite soit conférée à personne hormis les gens de foi, et c’est pourquoi Il a dit -Majestueux et Très-Haut soit-Il- ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ après avoir ordonné à Son Prophète et Messager Moûça – sur lui le salut- de jeter le petit bâton qu’il tenait dans sa main en faisant front à ces amas abandons d’artifices magiques ﴾Jette ce qu’il y a dans ta main droite (le bâton); cela dévorera ce qu’ils ont fabriqué. Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de magicien ; et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ Tâha, V. 69.

La huitième : c’est que ce jugement qu’Allâh -Majestueux et Très-Haut- a cité dans verset ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit﴿ est un jugement qui concerne tout magicien et à toute époque. Nous prenons connaissance de cela de la méthode du Qour’ên, car le contexte a fait allusion à certains magiciens qui ont affronté Moûça -sur lui le salut-, et Allâh n’a pas dit que ces magiciens en question ne réussiront pas, mais Il a dit ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit.﴿ Ainsi, la méthode du Qour’ên, quand le jugement n’est pas spécifique à une personne donnée dont le contexte annule ce sur quoi elle est, mais qu’il concerne toute personne étant décrite par les mêmes caractéristiques, dans un tel cas, le jugement se généralise tel qu’il l’est dans ce verset ﴾et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit.﴿ Alors, le magicien, ici, désigne chaque magicien, à n’importe quelle époque et à n’importe quel lieu.

La neuvième : l’importance d’étudier les biographies des Prophètes -sur eux les Prières et le Salut d’Allâh-. Ce sont des biographies pleines de leçons, d’exhortations et d’enseignements hautement distingués. Elles contiennent [des choses] qui fortifient la foi, et consolident le cœur du croyant ainsi que sa relation à son Seigneur et sa confiance en Lui. Celui qui lit les récits [des Prophètes] et ceux qui leur ressemblent dans le Livre d’Allâh, qu’Il y a mentionnés -Exalté et Très-Haut soit-Il-, il y trouvera des exhortations et des enseignements éminents, tel qu’Allâh -Béni et Très-Haut- a dit ﴾dans leur récit il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence.﴿ Yoûçouf (Joseph), V. 111.

La dixième : il y a, dans ce verset, un argument de la Parole d’Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- ﴾Et quiconque place sa confiance en Allâh, Il lui suffit.﴿ At-Talâq (Le Divorce), V. 3, et Sa Parole -qu’Il soit Béni et Très-Haut- ﴾Allâh ne suffit-Il pas à Son serviteur [comme soutien] ?﴿ Az-Zoumar (Les Groupes), V. 36. Car dans l’endroit où était Moûça, il y avait devant lui d’arrogants magiciens au nombre de trente mille ou un autre chiffre plus ou moins grand, tel qu’il a été mentionné par les exégètes, et malgré cela, toute la magie et l’artifice qu’ils ont réunis ainsi que leur dressement en un seul rang contre Moûça -sur lui le salut- ; tout ce pouvoir accumulé a été annulé par Allâh ﴾« Ce que vous avez produit est magie ! Allâh l’annulera »﴿ Yoûnous (Jonas), V. 81. Allâh l’a déjoué et leur sort était voué à l’échec et à la non-réussite.

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Par son Eminence, le cheikh Dr Abd Ar-Razzêq El Badr -Qu’Allâh le préserve-

Traduit de l’arabe par
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

Source: http://kabyliesounna.com/?p=202http://kabyliesounna.com/?p=202

 

CE QUE TOUT ÉTUDIANT MUSULMAN DOIT À SA RELIGION

Écrit par FAOUZI. Publié dans Adorations

Toutes les Louanges appartiennent à Allâh, Omniscient, Sage et Bien-Informé; Il a créé l’homme, lui a appris à exprimer sa pensée clairement, à réfléchir et à écrire. Il a dit -à Lui la Pureté- ((Le Tout-Miséricordieux. Il a enseigné le Qour’ên. Il a créé l’homme. Il lui a appris à s’exprimer clairement.)) Ar-Rahmên (Le Tout-Miséricordieux), V. 1-4 ; et Il a aussi dit -Très-Haut soit-Il- ((Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé, Il a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est Le plus Noble, qui a enseigné par la plume, Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas)) El ‘Alaq (L’Adhérence), V. 1-5. Et que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur le meilleur enseignant, qui a transmis le savoir et la science, qui a prêché la Parole d’Allâh et la religion de Vérité : le Prophète bien-aimé.

La recherche de la science est un bienfait divin [1]

Cela dit, l’islam est, tel qu’il n’échappe à l’attention de personne l’ayant connu de près, une religion qui n’a jamais négligé de faire savoir l’importance de la connaissance, bénéfique et utile dans la vie, à la fois à l’échelle individuelle et collective. Ainsi des directives divines n’ont de cesse invité, voire ordonné de se livrer à l’apprentissage de la science, que ce soit dans la Parole divine, le Qour’ên, ou dans les dires prophétiques, la Sounna, en plus de l’état général du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, envoyé en tant qu’enseignant. Une multitude de textes clairs, francs et authentiques propulsent à s’atteler à l’étude et au savoir.

Il s’agit d’abandonner l’état premier d’ignorance et de non-connaissance dans lequel l’homme est né. Or il y restera prisonnier s’il ne recherche pas la science. En effet, c’est grâce à la lumière que cette dernière véhicule, que l’étudiant saura, avant tout autre avantage, la raison de son existence sur la terre.

Le mérite d’étudier l’islam

De ce fait, Allâh informe après avoir utilisé, une fois de plus, le même verbe que dans les deux Versets qui précèdent, à savoir le verbe « créer » au participe passé, de la raison d’avoir ramené l’homme dans ce monde ; Il dit -qu’Il soit Très-Haut- ((Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent)) Edh-Dhêriyêt (Les Vents qui éparpillent), V. 56.

C’est donc avec la science islamique que l’on apprend, en même temps, le but de notre création et la tâche dont nous sommes redevables envers notre Créateur, cela veut dire de L’adorer, Lui seul, sans ne Lui donner aucun associé.

Donc, c’est en étudiant l’islam que l’on parviendra à connaître notre Seigneur, et réaliser, par là, l’objectif de notre existence Ici-bas.

Dans une injonction divine adressée au Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, et par son biais à tous les croyants, Allâh -Le Tout-Puissant- a dit ((Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité à part Allâh, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. Allâh connaît vos activités et votre lieu de repos)) Mouhammed, V. 19. C’est une Parole qui commande de rendre au Seigneur le culte de l’unicité (Tewhîd) ; le savoir en est le mobile.

L’éminent érudit ibn As-Se‘di -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a commenté ce Verset ((Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent)) ainsi : « C’est pour cette finalité qu’Allâh a créé les djinns et les hommes et a envoyé tous les Messagers pour la prêcher : son adoration qui comprend le fait de Le connaître, de L’aimer, de se remettre et s’adonner entièrement à Lui ; de même que de se détourner de tout autre hormis Lui. Mais tout cela dépend de la connaissance d’Allâh -Très-Haut soit-Il-.

En effet, l’adoration accomplie est conditionnée par le fait de connaître Allâh. Voire chaque fois que le serviteur connait davantage son Seigneur, son adoration sera plus complète. C’en est bien la raison pour laquelle Allâh a créé les gens, responsables de leurs actes » [2].

La science la plus noble

Voilà donc, chers frères et sœurs, lecteurs et lectrices, la meilleure science qu’un étudiant pourrait apprendre. Toutes les sciences bénéfiques sont importantes, certes ; mais l’importance de chacune est de la même taille que le fruit à récolter après l’avoir apprise. Ainsi, y a-t-il un fruit meilleur que celui de connaître son Seigneur ? Le Prophète a dit : « Celui qui emprunte un chemin afin de rechercher une science sera dirigé vers un des chemins du Paradis ; et les Anges baissent leurs ailes pour celui qui recherche la science, car Allâh l’agrée. Certainement, les créatures des cieux et des terres implorent le pardon pour le savant, même les poissons dans la mer. Et le mérite du savant par rapport à l’adorateur est pareil au mérite de la pleine lune sur le reste des astres. Certes, les savants sont les héritiers des Prophètes ; certes les Prophètes n’ont laissé en héritage ni Dirham ni Dinar, mais ils ont donné la Science en héritage. Celui qui en prend possession (l’apprend) aura certes en possession un bien abondant » [3].

L’imam Ibn Djamê‘a -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit au sujet de la recherche du savoir et du profit que tire l’étudiant des invocations que lui font les Anges et autres créatures : « Et sache aussi qu’il n’est pas de grade supérieur à celui des gens pour qui les Anges et autres s’occupent de demander le pardon d’Allâh, de leur faire des prières et baisser leurs ailes pour eux. Et puisque les gens rivalisent à se faire profiter des prières des hommes pieux ou que l’on croit l’être ; que serait alors le cas avec les prières des Anges ?… » [4].

C’est pour cela que l’étudiant musulman, même en empruntant le chemin de n’importe quelle discipline bénéfique, doit être conscient de la grandeur de la science religieuse ; prise de conscience qui est à même de le motiver à s’y intéresser.

En fait, l’islam, sa connaissance et son apprentissage devraient être le soubassement de toute étude profane. Car c’est à travers lui que l’étudiant musulman peut corriger ses actes, bonifier ses intentions et accomplir ses obligations. C’est également lui qui fera de ce dernier un sujet positif, conscient des responsabilités qui lui sont imputées et qu’il doit accomplir avec souci et de manière exemplaire. Quand il arrivera à suivre cette direction toute droite, l’étudiant musulman sera utile et bénéfique à tous les égards.

Dans ce sens, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Quand Allâh veut du bien à une personne, Il lui accorde la compréhension de la religion » [5]. Et en contre partie, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- invoquait son Seigneur de le préserver de toute science non bénéfique, donc forcément nuisible, il disait : « Ô Allâh ! Je me mets sous Ta protection contre toute science qui ne profite pas, contre tout cœur qui ne se porte pas humble, contre toute âme insatiable et contre une prière que [Tu] n’exauce pas ! » [6]. L’étudiant musulman se considèrera certes très concerné par ces dires prophétiques.

Une parole chère à méditer

Dans ce même rapport, l’imam ibn Badîs [7] -qu’Allâh lui fasse miséricorde- a dit: « Celui-là est notre Prophète, il est une lumière et un discernement. De même, ceci est notre Livre (le Qour’ên), il est également une lumière et un discernement. Cela étant, le musulman qui y croit et les suit aura certes sa part de cette lumière et de ce discernement. Il sera, selon ce qu’Allâh lui aura octroyé comme science, même si peu, attaché à sa propagation et divulgation. Il l’apprend à l’ignorant et s’en sert pour guider l’égaré. Ce faisant, et grâce à ses bonnes œuvres, il sera tel une lumière, il éclaire ceux qui se trouvent autour de lui. Ainsi le cercle de son éclairement s’élargit et se rétrécit en fonction de ce qu’il possède comme science et pratique. Le musulman se doit donc de connaître cela en lui-même, il doit s’y exercer et implorer constamment Allâh afin qu’Il lui attribue de Sa Lumière » [8].

C’est alors une mission à laquelle doit s’atteler tout un chacun des musulmans, et les étudiants en sont sans aucun doute plus concernés. Quand ils feront cela, ils auront accompli une obligation envers leur religion : l’islam.

Le chemin à emprunter

Quant au chemin qu’il est nécessaire d’emprunter, ce n’est autre que celui de l’étude et du savoir. Mais la science étant profonde et longue à parcourir, exige souvent des efforts continuels ; son sentier est de même semé d’embuches et « paré » d’obstacles, qui, quand on parviendra à les surmonter cela conduira à la bienheureuse cueillette des fruits de la connaissance. Heureux est celui qui se libère de son ignorance.

Quelques conseils à suivre

-La sincérité est le socle sur lequel l’étudiant doit baser tout projet de science et d’étude.

-Préserver son temps, voire être avare de son temps est certes un facteur de réussite. En effet, quand l’étudiant ne laisse passer ses jours et nuits que dans ce qu’il lui est profitable, cela sera un moyen qui le rapprochera peu à peu du succès.

-Laisser tomber toute chose susceptible de détourner le projet d’étude, l’altérer ou l’affaiblir. Un étudiant éclairé ne délaisse pas le sentier de la science pour les lignes courtes, qui n’aboutissent pas aux fins heureuses et bénies.

-N’épargner aucun effort dans l’accroissement des connaissances bénéfiques.

-Enfin, avant tout et après tout, réussir est très certainement un don divin, une faveur et un bienfait d’Allâh -Tout-Puissant- ; L’invoquer et Le prier à tout moment et dans chaque situation est un moyen hautement efficace. Allâh -Exalté soit-Il- nous a intimé l’ordre de Le prier, et Il nous a garanti d’exaucer nos prières. Y a-t-il de meilleure bienfaisance ? Il a dit, que Son Nom soit Magnifié ((Votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi, Je vous répondrai…»)) Ghâfir (Le Pardonneur), V. 60.

« Ô Allâh ! Fais-nous profiter par ce dont Tu nous as appris ; apprends-nous ce qu’il nous sera profitable, et accrois nos connaissances ! » [9], êmin.

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[1]Lire à ce sujet l’excellent opuscule Epître sur la science islamique, son mérite et ses bienfaits.

[2]Consulter Teysîr el Karîm Ar-Rahmên fî Tefsîr Kalêm el Mannên (La facilitation du Noble, Le Tout-Miséricordieux, pour commenter la Parole du Bienfaiteur), l’érudit ‘Abd Ar-Rahmên ibn ibn As-Se‘di, -qu’Allâh lui fasse miséricorde-.

[3]Rapporté par Abou Dêwoud, ibn Mêdja, Ahmed et d’autres.

[4]Tedhkiratou s-Sêmi‘i W-el Moutakallim Fî Aadabi l-‘ilmi W-el Mouta‘allim (Rappel pour celui qui écoute et celui qui parle au sujet de l’éthique de la science et de l’apprenant), pp. 43-52.

[5]Rapporté par el Boukhâri et Mouslim.

[6]Rapporté par Mouslim.

[7]Lire sa biographie dans notre ouvrage ‘Abd El Hamîd Ibn Badîs, un imam de guidée, de science, et de réforme.

[8]Consulter Madjêliss At-Tedhkîr min Kalêm el Hakîm el Khabîr (Les assises du Rappel, pris de la Parole du Sage Le Bien-Informé), l’Imam ‘Abd el Hamîd ibn Badis, pp. 111-112.

[9]Invocation prophétique rapportée par At-Tirmidhî, Ibn Mêdja et d’autres.

Par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

SOURCE.http://kabyliesounna.comhttp://kabyliesounna.com

L’INTERDICTION ISLAMIQUE DE L’EFFUSION DE SANG . Par le cheikh Abd El Ghani Ibn El Hassan Aoussat -Qu’Allâh le préserve-

Écrit par faouzi. Publié dans Adorations

Au Nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Certes, celui qui médite la biographie du Messager Mouhammed -prière et salut d’Allâh sur lui- ―en examinant ses narrations, en investiguant ses chapitres à l’extrême, avec concentration précise et réflexion profonde, et en les suivant aussi de façon fiable―, la trouvera très riche d’enseignements et d’exemples à suivre.

Cette biographie exubère de bénéfices voire de merveilles, légués à toute personne douée de forte mémorisation et de méditation.[2] Comment ceci ne pourrait-il pas être, alors qu’elle est la biographie du meilleur homme, dont Allâh a fait l’exemplaire modèle à suivre, pour toute l’humanité ? Cette biographie est une preuve pour les gens et un chemin à emprunter, dans chaque pays et à tout temps. Allâh -qu’Il soit Très-Haut- a dit ﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour dernier et invoque Allâh fréquemment﴿ El Ahzêb (Les Coalisés), v. 21.

De plus, l’Envoi de ce Prophète par Allâh est une immense grâce de Sa part. Et son Message est une éminente preuve aux gens; comme il y a aussi dans ses orientations un enseignement et un rappel pour quiconque souhaite la piété ici-bas, et la réussite dans l’au-delà. Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit ﴾Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur -45- appelant (les gens) à Allâh, par Sa permission ; et comme une lampe éclairante -46- Et fais aux croyants la bonne annonce qu’ils recevront d’Allâh une grande grâce -47-﴿ El Ahzêb (Les Coalisés), v. 45-47. Et Il a dit également -qu’Il soit Très-Haut- (Allâh a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident) Êl ‘Imran (La Famille d’Imran), v. 164.

Combien était si grande son attention à faire parvenir le bien et la bienfaisance à sa communauté, et à couper les liens de la nuisance et du mal à son encontre. Son effort en cela était pertinent, de même que sa conduite, elle était, elle aussi, très apparente. Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit ﴾Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants﴿ Et-Tewba (Le Désaveu ou le Repentir), v. 128.

D’après Aboû Houreyra, le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Mon exemple à moi, et l’exemple de ma communauté sont semblables à celui d’un homme ayant allumé un feu dans lequel tombent des insectes et des papillons; alors que moi je vous tire de vos tailles, vous, vous vous précipitez dans le feu! » Et il est dit dans une autre version : « Celui-là est mon exemple ainsi que le vôtre. Moi je vous tire par vos tailles pour que vous ne tombiez pas dans le feu, en disant : écartez-vous du feu ! Écartez-vous du feu ! Or, vous me vainquez et vous vous précipitez dans le feu! » [3].

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- n’a intimé à sa Nation que ce qui lui est bénéfique, et selon sa capacité; et il ne l’a déconseillée que d’éviter ce qui lui est nocif. Ainsi, ses exhortations et ses recommandations étaient très profitables et exhaustives. Ses discours étaient préventifs. Ses ordres et ses interdits étaient bien fondés et constants. Et son obéissance est inévitable.

Allâh Très-Haut soit-Il a dit ﴾Prenez ce que le Messager vous a apporté ; et ce qu’il vous a interdit, abstenez-vous en ﴿ El Hachr (L’Exode), v. 7. Le suivre dans sa conduite et sa Sounna apporte, pour le serviteur, l’amour et le pardon d’Allâh ; Allâh Le Très-Haut a dit ﴾Dis : « Si vous aimez Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés ﴿ Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran), v. 31.

Il fait ainsi partie de sa prédication, l’ordre d’entretenir la fraternité et l’amabilité et l’interdiction de l’inimitié et la division. Et il est aussi de son Message, l’appel à la miséricorde et l’affection, et la mise en garde contre la violence et la dureté. Sa conduite était marquée d’équité et de tolérance. Elle était en cela infiniment claire et franche.

En outre, il est des méditations importantes au regard du musulman― qui devrait pour en tirer leçon employer ses facultés et ses sentiments, son ouïe, sa vue et son cœur―, l’annonce parvenue de sa part -prière et salut sur lui- lors de son discours global, qu’il a tenu dans un jour noble et dont l’assistance était comble, le jour de ‘Arafa. Une assistance grandiose et un grand nombre de compagnons étaient là. Ils se sont réunis autour du Messager -sur lui le salut- aux pieds du mont ‘Arafa, tendant attentivement l’oreille, et faisant preuve de raisons conscientes, d’âmes déférentes et de cœurs craintifs eu égard des considérations et des exhortations contenues dans ses paroles. Et quelles bienheureuses paroles ! Mais comment ! Ces paroles instiguent les musulmans aux droits et devoirs, annoncent des principes distingués, et affirment l’obligation de vénérer les choses interdites et sacrées!

C’était un discours englobant, de par les orientations et les instructions qui sont l’expression de son être -prière et salut d’Allâh sur lui-. Mais également de son amour pour sa Nation. Il comporte les signes de son conseil et la marque de la bonne exécution de sa mission.

De fait, ce discours était un témoignage à sa communauté, autant les premières et les dernières générations. Un pacte constant dans sa prédication jusqu’au Jour de la Résurrection.

Parmi ce qui est énoncé dans ce sermon solennel, l’interdiction du sang et son extrême importance, considérant son effusion comme un crime ignoble encourant une punition pénible. Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a comparé la sacralité du sang à celle du temps et de l’espace (le jour et le mont de ‘Arafa). En voici l’ostension:

D’après Aboû Bakra -qu’Allâh l’agrée- : « Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- nous a fait un discours le jour de l’immolation [An-Nahr]; il a dit : Savez-vous quel est ce jour ? Nous avons dit : Allâh et Son Messager sont plus savants ! Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- s’est alors tu jusqu’à ce que nous ayons cru qu’il va le nommer par un autre nom que le sien, puis il a dit : N’est-ce pas le jour de l’immolation [An-Nahr] ? Puis il dit : Quel est ce mois-ci ? Nous avons dit : Allâh et Son Messager sont plus savants ! Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- s’est aussi tu jusqu’à ce que nous ayons cru qu’il va le nommer par un autre nom que le sien, puis il a dit : N’est-ce pas dhou-l-Hidjdja ? Nous avons dit : Si. Ensuite il a dit : Quelle est cette cité-là ? Nous avons dit : Allâh et Son Messager sont plus savants ! Ainsi il s’est tu jusqu’à ce que nous ayons cru qu’il va la nommer par un autre nom que le sien, puis il a dit : N’est-ce pas la cité sacrée ? Nous avons dit : Si. Ensuite il a dit : Certes, vos sangs, vos biens et vos honneurs sont interdits, comme sont interdits ce jours-ci, dans ce mois-ci, et dans cette cité-ci, et cela jusqu’au jour où vous rencontrerez votre Seigneur ! Ai-je transmis ? Les compagnons ont dit : Oui ! Il dit : Ô Allâh, soit Témoin ! Et que le présent informe l’absent; car combien de personne informée par autrui se trouve plus consciente qu’une autre qui écoute directement. Surtout ne devenez pas après moi des pervers : les uns frapperont les cous des autres » [4].

Médite donc, ô musulman! ces orientations pertinentes et ces avertissements durs, qui sont le fruit d’un talent béni et mûr! Ils constituent certes un salut sûr, dont celui qui s’en oppose tombera dans un abîme aux issues très lointaines.

Dans ce sens, plusieurs hadiths en sont parvenus. Ils traitent tous de l’extrême importance du sang, spécifiquement le sang inviolable. De ce fait, le serviteur croyant est en situation bien aisée tant qu’il ne perpètre pas d’homicide. Or s’il verse un sang interdit, il sera dans un danger extrême.

Ainsi, parmi ce qui est rapporté à ce sujet, la narration de ‘Abd Allâh Ibn ‘Oumar que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : «Le croyant est dans une situation assez large quant à sa religion tant qu’il n’a pas versé un sang interdit ». Et ibn ‘Oumar a dit : « Il est des catastrophes qui n’ont pas d’issue pour celui qui y tombe, l’effusion d’un sang interdit, sans qu’il ne soit autorisé » [5].

En outre, l’affaire du sang est la première à encourir le jugement le jour de la Résurrection. Et le péché de celui qui se serait induit dépend de lui et du nombre des complices, même s’il s’agit d’une communauté toute entière, ou des habitants du ciel et de la terre.

En effet, le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « La première affaire qui sera tranchée entre les gens le Jour de la Résurrection est celle du sang » [6]. Et d’après Abou Houreyra -qu’Allâh l’agrée-, le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Si les habitants du ciel et de la terre sont complices dans l’effusion du sang d’un croyant, Allâh les renversera tous dans le Feu »[7]. Et d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr, le Messager d’Allâh -prière et salut sur lui- a dit : « L’anéantissement du bas monde est moins grave auprès d’Allâh que de tuer un homme musulman! » [8]. Et d’après Boureyda, le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Tuer un croyant est plus ignoble auprès d’Allâh que l’anéantissement du bas monde! » [9].

Tous ces Textes prouvent en fait l’extrême importance de l’inviolabilité du croyant et son égard auprès d’Allâh. Et parmi également les annonces qui confirment ceci, le hadith rapporté par ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr -qu’Allâh l’agrée– : « J’ai vu le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- tourner autour de la Ka‘ba en disant : »Que tu es bonne! Que ton odeur est bonne! Que tu es vénérable et qu’elle est vénérable ton inviolabilité! Mais par celui qui détient l’âme de Mouhammed en Sa Main, l’inviolabilité du croyant auprès d’Allâh est beaucoup plus grande que la tienne, et ses biens et son sang » » [10].

En outre, le fait de s’imputer le meurtre d’un musulman est un des péchés majeurs, et le faire exprès est une chose qui peut ne pas être pardonnée. Cela conformément à la narration de Mou’êwiya Ibn Abi Soufyên -qu’Allâh l’agrée-, stipulant que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Chaque péché peut être pardonné par Allâh sauf celui d’un homme qui meurt mécréant, ou celui d’un homme qui tue intentionnellement un croyant!»[11].

Aussi, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a mis en évidence que la personne tuée se lèvera contre son tueur le Jour de la Résurrection et se plaindra contre lui auprès d’Allâh, sous son Trône. En effet, d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbês -qu’Allâh l’agrée-, alors qu’il a été une fois interrogé au sujet d’une personne qui a tué un croyant par préméditation, mais qui s’est repentie par la suite, a cru en Allâh, a fait de bonnes œuvres et a suivi la guidée ! Il a dit : « Mais comment peut-elle se repentir ?! J’ai entendu votre Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- dire : »…Ô Allâh demande à celui-là pourquoi il m’a tué ? Cela jusqu’à ce qu’il le rapproche du Trône. Puis il a récité ce verset ﴾Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allâh l’a frappé de sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment﴿ »» An-Nicê’ (Les Femmes), v. 93.

De plus, plusieurs autres Textes nous sont parvenus de la part du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-. Ils contiennent des mises en garde fermes et des réprobations dures contre ce mal menaçant. Ses paroles et ses annonces en ce sens sont manifestes. ﴾Il y a bien là un rappel pour quiconque a un cœur, prête l’oreille tout en étant témoin﴿ Qâf, v. 37, et Il a aussi dit -Très-Haut- soit-Il- ﴾L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé ﴿ El Isrâ’ (Le Voyage Nocturne), v. 36.

Il y a également le hadith rapporté d’après Abou Houreyra -qu’Allâh l’agrée-, que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Quiconque s’insurge contre ma communauté, frappant ses pieux et ses pervers, n’excluant pas son croyant et ne remplissant pas l’engagement à celui à qui on l’a donné, ne m’appartient pas et je ne lui appartient pas! » [12].

Et d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Oumar -qu’Allâh l’agrée-, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres! » [13]. Et d’après ‘Abd Allâh Ibn Mes’oûd, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Insulter un musulman est un acte de dépravation, et le combattre est une mécréance! » [14].

Et d’après ‘Oubêda Ibn As–Sâmit -qu’Allâh l’agrée-, d’après le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- : « Celui qui tue un croyant tout en se réjouissant de son meurtre, Allâh n’acceptera de lui ni caution ni compensation » [15]. Et d’après ‘Abd Allâh Ibn ‘Abbês qu’Allâh l’agrée, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Les plus haïssables gens auprès d’Allâh sont de trois types : celui qui commet un sacrilège dans la mosquée sacrée (El Haram), celui qui recherche une pratique de paganisme dans l’islam, et celui qui cherche à tuer quelqu’un sans droit et verse son sang » [16]. Et d’après Aboû Sa‘îd -qu’Allâh l’agrée-, le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Un cou parlant sortira du Feu de l’Enfer en disant : On m’a chargé aujourd’hui de trois personnes : de chaque tyran opiniâtre, de celui qui associe une divinité à Allâh, et de celui qui tue une personne sans droit. Il entoure ces trois types et les jettera dans les abysses de l’Enfer! » [17].

Le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a aussi démontré l’inviolabilité du sang des dhimis, des personnes auxquelles on a donné un engagement et des personnes auxquelles on a accordé assurance. Il a stipulé que l’effusion de leur sang est un crime abominable.

Ainsi, parmi ce qu’il a cité dans ce sens en condamnant durement l’auteur, ce qui est rapporté par ‘Abd Allâh Ibn ‘Amr que le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- a dit : « Celui qui tue une personne à laquelle on a accordé un engagement (pacte) ne sentira pas l’odeur du Paradis, alors que son odeur atteint la distance de quarante années de marche » [18]. Et il a dit aussi -prière et salut d’Allâh sur lui- : « Celui qui tue une personne parmi les gens de la dhimma ne trouvera pas l’odeur du Paradis, alors que son odeur atteint la distance de quarante années de marche » [19].

Ces hadiths et ces narrations que nous t’avons cités, honorable lecteur, ne sont qu’une toute petite partie d’un ensemble exubérant d’annonces et d’orientations qui méritent méditation et considération. Celui qui les pratique, sa récompense sera le Paradis, et celui qui les délaisse, sa rétribution sera l’Enfer, et quelle mauvaise fin! Méditez cela donc, ô gens voyants !

« Et si le bonheur du serviteur dans les deux demeures (l’ici-bas et l’au-delà) dépend de suivre la conduite du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, il faudra donc à toute personne s’étant conseillée soi-même et ayant voulu le salut et la félicité savoir une partie de sa conduite, de sa biographie et de son état qui est à même de la sortir du nombre des gens qui ignorent le Prophète, et la fera intégrer et assimiler au nombre de ses suiveurs, ses partisans, et son groupe. En cela, les gens diffèrent. Il y a ceux qui le suivent peu, ceux qui le suivent fréquemment et ceux qui en sont frustrés (ne le suivent pas du tout). Le mérite dépend d’Allâh Seul, Il l’accorde à qui Il veut, et Allâh est certes détenteur de l’énorme mérite » [20].

Allâh -Très-Haut soit-Il- a dit ﴾Que ceux donc qui s’opposent à son commandement prennent grade qu’une épreuve ne les atteignent, ou que les atteigne un châtiment douloureux!﴿ An-Noûr (La Lumière), v. 63.

Pureté et Gloire à Toi, ô Allâh ! J’atteste qu’il n’y a point d’adoré si ce n’est Toi. Je Te demande pardon, et je me repens à Toi.

…………………………………

[1]Ce sous-titre est la traduction littérale du titre de départ de l’article, en arabe.

[2]Lire, pour ce sujet de méditation sur le Prophète, faite de la part d’Occidentaux qui lui ont rendu justice, Voici ce qu’ils disent du Prophète de l’islam, témoignages de penseurs et d’intellectuels occidentaux célèbres, sur: http://kabyliesounna.com/?p=438

[3]Unanimement reconnu authentique: El Boukhârî, n° 6483; et Mouslim, n° 2285.

[4]Rapporté par El Boukhârî, n° 1741; et par Mouslim, n° 1679.

[5]Rapporté par El Boukhârî, n° 6862, et n° 6863.

[6]Rapporté par El Boukhârî, n° 6864; et par Mouslim, n° 1678.

[7]Rapporté par Et-Tirmidhî, n° 1398; et il s’agit d’un hadith authentique.

[8]Rapporté par Et-Tirmidhî, n° 1398; et par An-Nacê’î, n° 3987. Voir Sahîh at-Terghîb wa at-Terhîb, n° 2440.

[9]Rapporté par et par An-Nacê’î, n° 3990. Voir Sahîh at-Terghîb wa at-Terhîb, n° 2441.

[10]Rapporté par Ibn Mêdja, n° 3932. Voir Sahîh at-Terghîb wa at-Terhîb, vol. 2, p.631 , n° 2445.

[11]Rapporté par An-Nacê’î, n° 401; et il s’agit d’un hadith authentique. Dans la version d’Aboû Ad-Derdê’, il est dit««polythéiste» au lieu de «mécréant».

[12]Rapporté par Mouslim dans son Sahîh (l’Authentique), n° 1848.

[13]Rapporté par El Boukhârî, n° 6874; et par Mouslim, n° 161.

[14] Rapporté par El Boukhârî, n° 248; et par Mouslim, n° 116.

[15]Rapporté par Aboû Dêwoud, n° 4270. Voir Sahîh at-Terghîb wa at-Terhîb, n° 2450. Khêlid Ibn Dahqên a dit : « J’ai interrogé Yahya ibn Yahya el Ghassêni sur son dire : « en se réjouissant de son meurtre », et il m’a dit : »ce sont ceux qui combattent dans la dissension (fitna). L’un d’eux tue quelqu’un tout en considérant qu’il est sur une voie de guidée et ne demande pas pardon à Allâh. C’est-à-dire : de l’avoir tué ».

[16]Rapporté par El Boukhârî, n° 6488.

[17]Rapporté par Ahmed, n° 11372. Voir Sahîh at-Terghîb wa at-Terhîb, n° 2451.

[18]Rapporté par El Boukhârî dans son Sahîh, n° 6886.

[19]Rapporté par An-Nacê’i (4750). El Hâfidh a dit dans el Fath, vol. 12, p. 259 : « Il a ainsi cité à l’entête par le terme dhimmi et il a évoqué le hadith concernant la personne à qui on a donné un engagement. Il aussi a mentionné à l’entête el djizya citant le terme : celui qui tue une personne à qui on a accordé un engagement comme c’est l’apparence du hadith. Et le sens voulu par cela est la personne qui a un engagement avec les musulmans, qu’il croie à une guerre ou une trêve de la part d’un sultan ou une assurance de la part d’un musulman ».

[20]Zêd El Ma’êd, d’Ibn El Qayyim, vol.1. p. 69.

 

L'interdiction islamique de l'effusion de sang
Réprimander la populace de verser le sang humain[1]

Par son éminence, le cheikh
Abd El Ghani Ibn El Hassan Aoussat
-Qu’Allâh le préserve-

Traduit de l’arabe par

Abou Fahîma Abd Ar-Rahmên Ayad

Nouvelle édition, révisée et corrigée

(djoumêda el êkhira 1438- mars 2017 G.)

 

Source: http://kabyliesounna.com/?p=956

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